Certaines personnes se souviennent de la date exacte de leur première réunion Al-Anon. Ce n'est pas mon cas. En revanche, je me souviens précisément de la situation qui m'a poussée à franchir le pas et à y aller. C'était la journée où j'ai dû conduire mon fils en ville, lui dire qu'il ne pouvait plus vivre chez moi et le déposer. Il semblait beaucoup plus serein que moi. Au moment où je suis partie, son regard semblait dire : « Qu'est-ce qui t'a pris autant de temps ? »

J'ai été chaleureusement accueillie à ma première réunion, et à toutes les suivantes, pourtant je me demandais toujours si j'avais vraiment ma place. Chaque fois que l'animateur demandait s'il y avait des nouveaux, je commençais à lever la main, puis je me disais : « Arrêtez ! Ne lève pas la main. C'est ta quatrième, ta douzième, ta seizième réunion. »

Honnêtement, ce n'est qu'après avoir assisté à plusieurs réunions que j'ai finalement écouté attentivement et entendu la dernière phrase de la Troisième Tradition : « La seule condition pour devenir membre est qu'un proche (parent ou ami) ait un problème d'alcoolisme. » À ce moment-là, j'ai finalement pu relaxer et me dire que, oui, si c'est tout ce qu'il faut, alors j'ai ma place ici, et c'est l'endroit parfait pour moi.

J'ai aussi appris combien il est important d'écouter attentivement les Douze Étapes et les Douze Traditions à chaque lecture, car je ne sais jamais quand une Puissance Supérieure me permettra d'entendre quelque chose d'une nouvelle manière qui me rapprochera de la connaissance de soi et de cette idée insaisissable de sérénité.

Par Michael M.

Le Forum , octobre 2024

*Publié dans The Forum sous le titre « J’ai ma place dans Al-Anon »

 

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