C’était ma première réunion Al-Anon. J’avais peur parce que je ne connaissais personne. J’avais peur que quelqu’un me connaisse. Je n’ai rien dit pendant toute la réunion.
Je n’ai qu’un seul souvenir de cette première rencontre. Après une avalanche continue d’invectives de l’alcoolique disant que sa consommation d’alcool était entièrement de ma faute, j’ai entendu ces mots : « Tu n’as pas causé la consommation d’alcool; Tu ne peux pas le contrôler; et tu ne peux pas le guérir. » Ces mots sont devenus mon mantra. Encore et encore, à chaque répétition, je me sentais de plus en plus légère. J’avais l’impression de me débarrasser du poids de mon monde.
Sur le chemin du retour, j’ai dû m’arrêter à l’épicerie—ma « excuse de couverture » pour sortir ce soir-là. En serrant la poignée du panier d’épicerie, j’ai eu une vision de moi flottant au-dessus de l’allée. J’avais l’impression que cette prise était la seule chose qui m’empêchait de m’envoler. J’avais trouvé de l’espoir! Je savais que je reviendrais à Al-Anon.
Par Ellen V., Arkansas
Le Forum, janvier 2024
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L’histoire de la première rencontre était très impressionnante. C’est un peu comme ça que je me sentais, les gens étaient heureux là-bas et n’avaient pas honte de dire à quel point ils étaient malheureux avant les réunions.