Je ne savais pas, en entrant dans ma première réunion Al-Anon, ce qui n’allait pas chez moi. Je me sentais sans espoir — non pas à cause de mon incapacité à résoudre le problème d’un alcoolique, mais de ne pas avoir réussi à résoudre mes propres problèmes. J’étais dans une boucle perpétuelle de mauvais schémas relationnels. La monogamie en série était mon modus operandi — en avoir un sur le plateau et un autre sur le pont m’assurait de ne jamais risquer d’être seul.
Je suis venu à Al-Anon en partie sur la recommandation de mon conseiller. J’imagine qu’après plusieurs années à m’écouter parler de mon comportement nuisible sans le changer, elle commençait à être un peu frustrée. Avec une franchise croissante, elle m’a encouragé à trouver un « système de soutien » autre que ceux avec qui j’étais impliqué. Elle n’a pas mentionné l’alcoolisme ni Al-Anon. En fait, je ne suis même pas certaine qu’elle comprenne comment mes comportements correspondaient à ceux d’autres ayant grandi dans la maladie familiale de l’alcoolisme.
J’ai fini par suivre sa direction. J’ai trouvé ma première rencontre grâce aux efforts du service d’information local Al-Anon pour créer un site web naissant, qui affichait les 20 questions de « Avez-vous grandi avec un buveur à problème? » (S-25). Lors de la réunion, j’ai entendu les membres partager des sentiments qui m’ont aidé à réaliser que je n’étais pas seul. Les conseils de mon conseiller, l’engagement de ces membres envers la sensibilisation publique, et cette rencontre m’ont sauvé la vie. Enfin, j’ai ressenti l’espoir de pouvoir changer mes schémas destructeurs.
Al-Anon dispose aujourd’hui de nombreux outils pour partager avec les professionnels l’impact de grandir dans la maladie familiale. Le magazine Al-Anon Face à l’alcoolisme et les partages de membres sur al-anon.org offrent nos histoires, et les données de l’enquête sur les membres fournissent des preuves de l’efficacité d’Al-Anon. Nous avons tous l’occasion de faire une différence lorsque nous partageons ces outils avec un professionnel que nous connaissons. Merci pour vos efforts—ils ont vraiment fait toute la différence pour moi.
Par Vali F., directrice générale
Le Forum, février 2021
Merci
« Avoir un sur l’assiette et un autre sur le pont m’a assuré de ne jamais risquer d’être seul. » Je peux comprendre. Merci d’avoir partagé!
J’ai découvert qu’avoir ce « réseau de soutien » de gens qui comprennent ce que je vis à Al-Anon a été essentiel à ma guérison. C’est tellement agréable de ne pas se sentir seul.
Rejoindre Al-Anon a été la meilleure chose que j’ai faite pour moi et ma famille. Nous devenons de meilleures personnes en chérissant notre amour les uns pour les autres.
J’ai découvert Al-Anon grâce à mon chum AA il y a des années. J’ai découvert que j’étais un enfant adulte. Al-Anon continue de me garder ancré.
Merci d’avoir partagé ton histoire.
Moi aussi, je suis reconnaissant d’avoir trouvé Al-Anon il y a dix ans. En fait, on m’a dit par un assistant anonyme de 20 ans sobre... « Il est impératif que la famille et les amis des alcooliques aillent à Al-Anon. Tu n’as aucune idée à quel point tes paroles et tes actions peuvent blesser. » Les réunions Al-Anon pour adultes-enfants m’ont aidé à guérir dans plusieurs domaines de ma vie.