C'est une journée comme les autres au cabinet. Je prépare les documents pour le groupe de soutien aux personnes souffrant de toxicomanie et j'ouvre la porte aux patients. Ils s'installent et jasent bruyamment entre eux. Une fois que tout le monde est inscrit, je présente le sujet suivant : l'impact de l'alcoolisme parental et/ou des problèmes d'alcool des autres membres de la famille. Le brouhaha retombe, et on entendrait une mouche voler.
Le silence et l'attention des membres du groupe, ici comme par le passé, m'ont permis de continuer à parler, ces 17 dernières années, de l'impact de l'alcool sur les familles. Malgré tout, certains clients retiennent leurs larmes ; d'autres non. Quelle que soit la manière dont ils expriment leurs émotions, je vois l'insoutenable douleur dans leurs yeux.
Après avoir donné à mes clients l'occasion de s'exprimer, je discute des solutions à leurs problèmes, notamment Al-Anon et tous ses éléments utiles (par exemple, le parrainage, les étapes, les traditions, les concepts et les slogans). J'explique comment ce groupe de soutien peut aider toute personne affectée par la consommation d'alcool d'un proche.
Surtout, j'explique en détail l'approche bienveillante du programme. Parler de cette approche douce attire des personnes qui, autrement, seraient sceptiques à l'idée de demander de l'aide. À la fin de mes séances de groupe, certains participants me demandent souvent une liste des lieux et des dates des réunions Al-Anon dans leur région. Leur demande me touche profondément et me confirme, à chaque fois, l'importance de faire connaître Al-Anon à ceux qui, parmi leurs amis ou leurs proches, sont confrontés à l'alcoolisme.
Jour après jour, les différents volets du programme offrent aux personnes les outils nécessaires pour atténuer, voire guérir, la souffrance insupportable causée par la consommation d'alcool d'un proche. Al-Anon est une ressource précieuse pour les familles et les amis de personnes ayant des problèmes d'alcool.
Dre Daniella Jackson, conseillère en santé mentale agréée, chercheuse
Mon fils est alcoolique et je me sens perdue, seule et désespérée. Je n'ai absolument personne à qui me confier et il est devenu de plus en plus violent verbalement ; souvent, j'ai peur de lui. Je suis seule, sans personne vers qui me tourner. Parfois, je suis tellement désespérée par la façon dont il s'en prend à moi que j'ai besoin d'un groupe de soutien ou d'un parrain ou d'une marraine en qui avoir confiance.
Ma sœur et moi avons seize mois de différence, nous avons 49 et 50 ans, et nous sommes les aînées d'une famille de cinq enfants. Je n'ai jamais écrit ces mots : ma sœur est alcoolique, et ce depuis des années. Elle semble vieille, tremble si elle reste trop longtemps sans boire, et le blanc de ses yeux est maintenant jaunâtre. Elle ne peut pas garder un emploi à temps plein car, dès 11 h du matin, elle est généralement affalée au bar d'un restaurant où elle peut rester des heures. Elle est devenue insupportable cette dernière année ; elle se braque et devient verbalement agressive après … Lire la suite »
Je suis adulte et j'ai grandi dans une famille où l'alcoolisme était présent. Je fréquente Al-Anon depuis quelques années et, comme vous, je me demandais à quoi bon suivre les 12 étapes. Je sais maintenant que je ne les commencerai que lorsque je serai prête et à mon propre rythme, afin d'accéder à mon propre processus de guérison des conséquences de l'alcoolisme d'un proche. Quel parcours incroyable ! J'ai découvert tellement de choses sur moi-même. Ça m'a donné les outils émotionnels nécessaires pour faire face à de nombreuses situations avec plus de douceur et de bienveillance envers moi-même. Ma guérison a eu des répercussions … Lire la suite »
J'ai bientôt 50 ans. Quand j'étais p'tit, ma mère buvait beaucoup et mes parents ont divorcé quand j'avais 9 ans. Un jour, elle a failli me tuer en voiture. Elle savait que si l'accident avait eu lieu dans l'autre sens, elle m'aurait tuée… C'est ce qui l'a poussée à arrêter de boire du jour au lendemain. J'avais 15 ans à l'époque… et j'ai profité de sa sobriété jusqu'à ses 80 ans, puis elle est décédée en 2015. Mon beau-fils est maintenant un toxicomane et alcoolique. Il ne peut pas être … Lire la suite »
Bonjour, j'ai grandi dans une famille où l'alcoolisme était présent et je pensais vraiment tout savoir. J'étais tellement dans le déni que je ne voyais pas à quel point ça m'avait affectée. Je suis arrivée à Al-Anon à genoux, complètement soumise. Aujourd'hui, je sais à quel point j'ai été et serai toujours touchée. Mais maintenant, j'ai un réseau de soutien et ma vie a changé au-delà de mes espérances. C'est un endroit sécuritaire pour parler et écouter. Je suis tellement reconnaissante d'avoir trouvé ce merveilleux programme. Je vous suggère d'aller à une réunion pour … Lire la suite »
Ma mère était alcoolique, mon enfance a été chaotique et j'en subis encore les conséquences à l'âge adulte. Je comprends le principe des 12 étapes pour les personnes alcooliques, mais je ne comprends pas pourquoi un enfant devrait suivre ce même programme. Je ne critique pas, je suis juste curieuse. J'aimerais commencer à assister à des réunions et je me demande comment ça se passera.