Il y a deux choses que j’ai reçues assez tôt du programme Al-Anon. D’abord, on m’a dit que je n’avais plus besoin de continuer à raconter à mes proches et amis toutes les difficultés que je vivais à vivre avec un buveur problématique — que j’avais maintenant mon groupe avec qui parler de ces choses. C’était important parce que ma famille et mes amis ne savaient pas plus que moi quoi faire.

J’ai ensuite compris qu’eux aussi étaient bouleversés et frustrés de ne pas savoir comment aider. Une fois que j’ai déplacé mon partage vers mon groupe, mes relations ont commencé à s’améliorer. J’ai aussi commencé à remarquer que je m’étais créé des endroits agréables où je pouvais aller un moment, où je faisais une pause dans mes pensées à l’alcoolique et aux effets de l’alcoolisme que je vivais.

La deuxième chose que j’ai reçue peu après mon arrivée à Al-Anon a été une compréhension de l’amitié authentique. Je chéris ce sentiment de sécurité que j’ai avec ceux avec qui je partage mon expérience, ma force et mon espoir, sachant qu’il n’y a ni commérages ni critiques entre nous. Je suis tellement reconnaissante d’avoir élevé ma fille avec les outils du programme Al-Anon. Grâce à cela, elle a pu grandir en aimant son père et en sachant qu’il l’aimait.

Par Renee S., Pennsylvanie

Le Forum, octobre 2020

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