Je n'oublierai jamais les mots entendus lors de ma première rencontre Al-Anon. Un membre a partagé les trois C concernant l'alcoolisme : je n'en suis pas la cause ; je ne peux pas le contrôler ; et je ne peux pas le guérir. J'avais fréquenté Al-Anon quelques années auparavant, quand mes enfants étaient jeunes, mais je pensais n'avoir aucun problème ; c'était mon mari qui en avait un. J'étais partie avec le sentiment que ce n'était pas pour moi. J'ai touché le fond à nouveau quand j'ai découvert que j'étais la mère d'un alcoolique et toxicomane. Me revoilà donc à ma première réunion.
Ces trois C m'ont profondément marquée. Grâce à eux, j'ai eu l'impression d'être libérée d'un poids énorme. Je me sentais tellement légère, libre et soulagée. Je continue de revenir, de partager et de vivre mon programme. Je suis tellement reconnaissante envers Al-Anon, pour ma sérénité et pour tous mes amis d'Al-Anon.
Par Gerri D., Colombie-Britannique
Al-Anon face à l'alcoolisme en 2020
On va célébrer nos 55 ans de mariage en novembre. J'avais un problème d'alcool et je cachais la vodka (jusqu'à ce qu'on la découvre et qu'on me le fasse remarquer). Ça fait au moins 30 ans. Maintenant, mon mari s'enivre et a besoin d'aide pour se relever. Heureusement, j'ai des amis qui sont prêts à m'aider à le relever. La semaine dernière, il est tombé en tenant une bouteille de vodka alors qu'il essayait de la ramener au garage pour la jeter. Il a une entaille de cinq centimètres au bras et des ecchymoses au poignet … Lire la suite »
Mon fiancé est alcoolique et fait de fréquentes rechutes. On vit pas ensemble, mais on est ensemble depuis six ans. Je souffre moi-même de dépression et d'anxiété, qui ont empiré depuis le début de la pandémie. Ce week-end, j'ai atteint le point de rupture et je suis retournée à la maison parce que mon fiancé était complètement ivre. Il ne vit pas seul, mais en colocation avec un homme plus âgé avec qui il partage sa vie depuis de nombreuses années. Je me suis sentie coupable de partir, comme si je l'avais abandonné, mais je devais le faire pour préserver ma santé mentale et j'avais le soutien de son coloc … Lire la suite »
Je vis une situation délicate avec mon fils de 45 ans, qui a des antécédents d'alcoolisme. À ma connaissance, il est sobre depuis 14 ans et vit présentement seul. Son manque de communication avec moi m'a paru étrange. Début mars, il s'inquiétait de la propagation du Covid-19, car il travaille dans le bâtiment, un secteur où l'activité s'est poursuivie malgré le confinement. Je me suis inquiétée quand il n'a pas retourné mes appels et messages, et j'ai découvert qu'il avait arrêté de travailler par peur d'attraper le Covid-19. Plusieurs semaines se sont écoulées avant que je ne … Lire la suite »
Mon fils a rechuté et boit de nouveau. Il a perdu son emploi à cause de la crise du Covid-19 et dort donc sur notre canapé. Je dois lui dire de partir, mais en tant que mère, je ne sais pas comment m'y prendre ! Il est allé en désintox et est resté sobre pendant six mois. C'est une exception, cependant… il « gère bien sa consommation et ne boit qu'un peu ». L'homme doux et drôle qu'il était quand il ne buvait pas me manque. Je l'ai retrouvé pendant quelques mois, mais maintenant il a replongé et … Lire la suite »
Bien que beaucoup d'entre nous pratiquent la distanciation sociale et ne peuvent pas se déplacer pour assister à des réunions en personne, cela ne signifie pas que nous sommes isolés. Les groupes familiaux Al-Anon offrent un large éventail de réunions en ligne sur différentes plateformes, notamment par courriel, Skype, Zoom, WhatsApp et téléphone. De plus, ces réunions sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, et certaines même 24 heures sur 24. La technologie nous permet de rester en contact. Il suffit de prendre contact. Veuillez consulter notre page « Réunions en ligne » pour plus de ressources.
Je suis nouveau dans la matière. Je ne sais pas par où commencer. Mon mari a accepté d'aller en désintoxication. Il boit tous les jours depuis plus de 40 ans ; il semble que ce soit un problème familial, car tous ses frères et sœurs ont aussi des difficultés. Il a réduit sa consommation – ou plutôt, je l'ai limité – à un certain nombre de bières par jour il y a environ un mois. Je l'ai surpris en train de se servir en cachette dans l'armoire à alcools forts, où on garde quelques bouteilles pour les invités, mais on ne boit pas nous-mêmes, et j'ai piqué une crise. Je lui ai dit … Lire la suite »
J'apprécie le rappel des 3C, merci ! Je comprends aussi à quel point la consommation d'alcool d'un alcoolique affecte la famille et notre santé physique et mentale. Ça peut être dévastateur. Pourtant, je me souviens que je ne suis PAS seule et que, tant que j'utilise les outils d'Al-Anon et que je reste en contact avec les autres membres de cette merveilleuse communauté, je PEUX surmonter cette épreuve et m'épanouir. « Un jour à la fois » est une grande aide, et chaque fois que je partage ce slogan, je vois dans les yeux de la personne, ou j'entends dans sa voix, qu'elle comprend parfaitement ce que je veux dire .
Je suis tout à fait d'accord avec Diana… Mon mari a rechuté et essaie de détruire tout ce pour quoi on a travaillé si fort, de s'en prendre tout ce qu'on a construit.
Je crois que c'est exactement ce qu'il me faut. Je suis à bout de souffle face à l'alcoolisme de mon mari. Il nous détruit, ainsi que tout ce que nous étions.