Quand j’ai commencé à Al-Anon, je venais d’avoir 30 ans et j’avais rencontré un gars formidable (mon futur mari) qui était vraiment impliqué dans les Alcooliques Anonymes (A.A.). Il m’a suggéré d’essayer Al-Anon parce que j’étais rancunier face au nombre de réunions auxquelles il assistait! J’ai résisté au début, mais j’ai essayé, même si je n’avais aucune idée de ce que c’était.
Cela dit, mes parents étaient des alcooliques actifs, mais je n’ai pas fait le lien que ça faisait partie de la folie de ma vie. Au début, je n’aimais pas la partie des réunions où quelqu’un lisait : « Il est possible pour nous de trouver le contentement, et même le bonheur, que l’alcoolique boive encore ou non. » Eh bien, 21 ans plus tard, mes parents n’ont toujours pas trouvé la sobriété, mais notre relation s’est énormément améliorée. J’ai appris à les séparer de leur maladie. Je comprends maintenant que l’alcoolisme est une maladie, alors qu’avant je pensais que c’était un choix. Aujourd’hui, j’ai de la compassion pour mes parents.
Je vais aussi à des réunions ouvertes des A.A., ce qui m’aide à comprendre que mes proches alcooliques ressentent de la honte et de la culpabilité. Je ne vois pas ça chez mes parents en soi, mais j’ai confiance que c’est vrai. J’ai appris que les gens blessés blessent les autres. Je sais que mes parents m’aiment, mais ils m’ont aussi blessée. Je suis incroyablement reconnaissant d’avoir la chance de briser le cycle de la dépendance en mettant en œuvre les outils de ce programme au sein de ma propre famille. Mes garçons savent que leur père et moi sommes en rétablissement. Ils savent aussi que l’alcoolisme et la dépendance sont courants dans notre famille, et ils savent où trouver de l’aide s’ils en ont besoin.
Je ne peux plus distinguer où mon programme commence et se termine parce qu’il a vraiment imprégné tous les aspects de ma vie. J’applique les principes au travail, dans ma communauté et, surtout, chez moi (qui est souvent l’endroit le plus difficile de tous). Al-Anon a fait de moi une meilleure fille, épouse, mère et amie en m’apprenant que j’ai des choix, que « Non » est une phrase complète, et que les limites sont applicables quand elles sont pour ma protection (au lieu d’être punitives).
J’adore pouvoir partager ce que j’ai appris avec les autres. Être parrainé et parrainer d’autres personnes sont deux autres merveilleuses façons pour moi de forger des relations encore plus profondes avec des gens qui peuvent vraiment comprendre la profondeur émotionnelle que la vie avec un alcoolique peut apporter. Ce programme, c’est du travail, mais ça en vaut la peine! Et je crois que je vaux le travail, parce que j’obtiens les plus grandes récompenses. Je ne me suis jamais sentie aussi à l’aise dans ma peau qu’aujourd’hui. Le service à Al-Anon m’a donné des liens solides avec les autres et a joué un rôle énorme pour rester humble et responsable. J’ai hâte d’apprendre et de grandir encore plus alors que ma Puissance Supérieure guide mon parcours continu de découverte de soi.
Par Brianna M.
Le Forum, Août 2024
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