Lorsque je suis entrée pour la première fois dans les salles Al-Anon, j'étais au comble du désespoir. Ma fille, alors adulte, avait un problème d'alcool hors de contrôle. Elle vivait avec nous, et son alcoolisme touchait mon mari et moi au quotidien. Je pensais qu'Al-Anon me montrerait le chemin de la guérison ! J'ai vite compris que ce n'est pas comme ça que fonctionne Al-Anon. Le programme est conçu pour m'aider à me concentrer sur mon propre rétablissement. J'ai aussi appris que je n'étais pas responsable de sa maladie, que je ne pouvais pas la contrôler, et que je ne pouvais pas guérir ma fille. Cette réalisation a été un immense soulagement, et j'ai ensuite intégré la vérité et la sagesse de ces mots dans mon esprit et mon cœur.
Au fil de ma convalescence, j'ai aussi réalisé que d'autres personnes de mon passé avaient souffert d'alcoolisme, comme mon ex-mari et mon père. Ces deux hommes ont profondément marqué ma vie, et ils ne sont plus de ce monde. J'ai compris que ce que j'avais vécu à leurs côtés – marcher sur des œufs, devoir constamment leur plaire, et me faire toute petite pour me protéger de leurs attaques verbales – se répercutait sur toutes mes relations actuelles. J'étais devenue invisible, j'avais perdu ma voix et le chemin vers une vie pleinement vécue.
En appliquant les Douze Étapes d'Al-Anon, en travaillant avec un parrain bienveillant, en assistant aux réunions et en lisant les publications d'Al-Anon, j'ai appris à vivre « un jour à la fois » et même à trouver la paix et la joie. J'ai pu me redécouvrir et découvrir mes nombreuses qualités et mes défauts. Cette découverte m'a donné le courage d'évoluer, de changer, de rire de moi-même et de tendre la main à ceux qui souffraient de l'alcoolisme d'un proche.
Je suis reconnaissante envers mes proches, car leur maladie m'a menée à Al-Anon. Je suis aussi reconnaissante pour cette nuit blanche qui m'a permis de découvrir une réunion Al-Anon en ligne près de chez moi ! Quand j'ai commencé à y assister, on m'encourageait toujours à persévérer et à venir au moins six fois avant de décider de continuer ou d'arrêter. Bien que je ne sache pas où en est ma fille dans son rétablissement, j'ai appris à prendre du recul avec amour, sachant que je suis sur la bonne voie pour moi-même.
Par Wendee S., Washington
Le Forum , mars 2021
N'hésitez pas à reproduire cet article sur le site Web de votre organisation ou dans votre bulletin d'information, en y incluant la mention suivante : Reproduit avec l'autorisation de The Forum , Al‑Anon Family Group Headquarters, Inc., Virginia Beach, VA.
Mon chum, avec qui je suis depuis trois ans et ami de la famille depuis plus de trente ans, a récemment touché le fond. Il a admis avoir un problème et s'est inscrit aux Alcooliques Anonymes. Je cherche des forums comme celui-là pour me rassurer et me dire que je ne suis pas seule. Dans mes pensées et mes sentiments, je n'ai pas encore le courage d'aller à une réunion en personne. J'y vais doucement.
Mon fils adulte, qui vit avec nous et est récemment divorcé, est alcoolique. Il cache sa consommation d'alcool, ment et, lorsqu'il est saoul, il est méchant et agressif. J'aimerais assister à une réunion. Son problème d'alcool a de graves conséquences sur notre vie.
Il faut assurément du courage pour grandir.
Bonjour, je participe au programme depuis longtemps et j'ai entendu d'autres témoignages. Je crois que c'est une maladie familiale et que la dimension spirituelle du programme peut me guérir, si je suis prêt à m'y investir. Ça prend de l'effort et de la persévérance. La prière m'aide beaucoup, ainsi que les réunions, la documentation et le bénévolat. Je suis tellement reconnaissant envers Al-Anon. Je prierai pour chacun d'entre vous et vous souhaite beaucoup d'espoir et de paix sur votre chemin.
Merci de me donner l'occasion d'en parler. Ma fille est alcoolique, ce qui nous cause, à nous parents, beaucoup de chagrin et de traumatisme. Elle sort tout juste d'une relation abusive, à l'origine d'une grande partie de ses problèmes. Elle nous a fait vivre un stress tel qu'il me sera impossible de le décrire à quelqu'un qui ne l'a pas vécu. Les mensonges, la violence psychologique, les problèmes financiers… La liste est longue.
Merci de votre témoignage. Ma fille est alcoolique depuis 20 ans. J'ai été victime de violence verbale et physique de sa part. Notre relation a été tumultueuse et m'a causé un syndrome de stress post-traumatique. C'est la première fois que je me joins à Al-Anon, et c'est donc mon premier message. Merci pour ce groupe et j'espère qu'avec le temps, je pourrai témoigner de mes progrès et donner de l'espoir à d'autres personnes.
C'est mon premier message, mon premier jour dans ce groupe. Ma fille adulte est en sevrage alcoolique. Elle venait de sortir d'une période de neuf mois sans alcool en janvier. Elle a eu un accident d'auto et a rechuté. Depuis, elle lutte constamment pour ne pas boire. Je suis vraiment frustrée et je ne sais pas comment réagir, ni quoi dire ou ne pas dire. J'ai peur que dire une bêtise ne fasse qu'empirer les choses. Existe-t-il des renseignements sur … Lire la suite »
Aujourd'hui, c'est ma première journée ! Un nouveau départ ! Mon mari est un alcoolique fonctionnel. Il boit dès le souper et il est incapable de s'occuper de nos trois jeunes enfants. J'espère que ce témoignage me permettra de mieux comprendre sa maladie et d'apprendre à communiquer avec lui. J'ai entrepris une procédure de séparation parce que ses crises de colère nocturnes, liées à sa consommation d'alcool, commencent à affecter nos enfants. J'ai déjà essayé de l'aider, j'ai même contacté des centres de désintoxication, mais il refuse toute aide professionnelle. Il prétend que c'est moi le problème !
J'apprends encore à prendre du recul avec amour. J'ai tellement de difficulté à laisser mon fils se débrouiller tout seul. J'ai l'impression de l'abandonner. Ça fait trois mois que je fréquente Al-Anon et ça m'apporte un peu de sérénité. C'est ce que je fais toute la journée, en priant et en me posant des questions.
Merci pour ce témoignage. Je comprends ce que c'est que de se sentir invisible, de perdre sa voix et de ne pas vivre pleinement. Je pensais que le problème venait de moi. J'ai déjà fréquenté des gens qui buvaient, mais cette fois-ci, c'était différent. Elle ne se fâche jamais et n'est jamais violente. Elle est toujours de bonne humeur et s'amuse. Je pensais que c'était normal. Maintenant, je sais que non.
Je participe au programme Al-Anon depuis de nombreuses années. Récemment, notre fille a quitté son mari, une belle maison et ses adorables enfants. J'étais sous le choc. Notre petite-fille nous a confié que l'alcoolisme de sa mère s'était aggravé ces dernières années. Maintenant, tout s'éclaire. Le fléau familial de l'alcoolisme se transmet de génération en génération !
J'ai rejoint le groupe après que mon fils a commencé à faire de mauvais choix. Cannabis, alcool, LSD, pour n'en nommer que quelques-uns. Nuits blanches, journées à errer comme un zombie, à souhaiter que la mort m'emporte plutôt que lui. Maintenant, j'ai des livres, des ressources et un groupe qui m'écoute et partage des histoires similaires. Un parrain ou une marraine qui calme mes craintes quand elles surgissent. J'y reviens régulièrement parce que c'est une vraie bénédiction. La paix et la sérénité qui s'en dégagent sont si précieuses que je ne voudrais jamais que ça cesse. 🙂
Merci de partager cela. Mon fils de 27 ans est récemment retourné vivre chez moi parce que sa blonde et lui se sont séparés à cause de son problème d'alcool. C'est une situation difficile. Je lis « Un jour à la fois » tous les jours. Je me sens prête à échanger avec d'autres personnes qui vivent la même chose.
J'aimerais que mon mari envisage une cure de désintoxication. Ancien membre des forces spéciales, il refuse toute aide, même s'il sait qu'il a un problème.
Ça m'a éclairé. J'étais tellement fâché contre mes frères et sœurs. Et contre mes parents qui les laissaient faire.
Merci beaucoup pour ce témoignage. Ma fille de 17 ans, bientôt 18 ans, boit à l'occasion et j'essaie de la dissuader, sans succès. Votre message me redonne espoir.
Courage
Merci. Mon mari vient de terminer un programme de 28 jours. J'ai commencé une thérapie individuelle.