J'ai découvert Al-Anon sur la suggestion d'un membre de ma famille en voie de guérison. J'étais tellement accablée par les conséquences de l'alcoolisme de [mon proche] que je me sentais devenir folle. J'étais terrifiée et complètement démunie. Ne sachant plus quoi faire, j'ai accepté sa suggestion. À cette première rencontre, j'étais assise au fond, j'écoutais et je pleurais. J'ai été accueillie chaleureusement et invitée à revenir. Quand j'ai entendu ces mots : « Nous avons admis notre impuissance face à l'alcool, que nos vies étaient devenues ingérables », j'ai su que c'était exactement ce que je ressentais : l'impuissance.
Alors, j'y suis retournée encore et encore. J'ai fini par comprendre que j'étais impuissante face à beaucoup de personnes, de lieux et de choses. Cette prise de conscience m'a aidée à me calmer dans les situations chaotiques. Je pouvais alors me concentrer sur ce que je pouvais contrôler : moi-même. J'ai commencé à prendre des décisions – de petites décisions – qui étaient sous mon contrôle et bénéfiques pour moi. Par exemple, j'allais marcher au lieu de rester dans les conflits. Aujourd'hui, je suis encore impuissante face aux personnes, aux lieux et aux choses, mais je l'accepte beaucoup mieux. Je prends davantage soin de moi-même et je n'essaie plus de contrôler les autres. Je suis plus attentive à leur droit de choisir leur propre vie. Je suis beaucoup plus sereine intérieurement, je vaque à mes occupations et je laisse les autres faire les leurs. Aujourd'hui, je suis beaucoup plus facile à vivre et à côtoyer. Mes relations s'améliorent de jour en jour, grâce à Al-Anon.
Par Murielle D., Nouveau-Brunswick
Le Forum , avril 2020
Aujourd'hui, j'ai de la difficulté à lâcher prise. Les choix des autres ne devraient pas m'affecter, mais ils m'affectent quand même. Je compte sur les ressources d'Al-Anon pour passer à travers cette journée. Je peux me contrôler, contrôler mes actions et mes choix grâce à une force supérieure et en restant concentrée sur moi-même. Tout commence par moi !
Bonjour, j'ai beaucoup souffert des problèmes d'alcoolisme et de toxicomanie de certains membres de ma famille. Ça m'a affecté de plus en plus avec l'âge, et leur état a empiré avec le temps ! Ma mère était alcoolique et a même causé mon divorce après 24 ans de mariage. Pendant notre mariage, mon ex-femme et mes enfants ont refusé tout contact avec elle. J'ai été victime de violence psychologique de ma mère, de ma sœur et de mon frère pendant des années ! À un moment donné, j'ai même coupé les ponts avec eux pendant environ 8 ans. J'ai été naïf de leur donner une autre chance. Trois ans plus tard, ils ont recommencé à s'en prendre à moi. … Lire la suite »
Vivre avec une alcoolique est un vrai calvaire. Ma sœur souffre d'un trouble bipolaire de type 1 et est alcoolique, résistante au traitement. Habituellement (depuis six ans), je peux vivre ma vie et faire ce qui me fait du bien. Cette fois-ci, c'est différent. Malheureusement, ma santé m'oblige à rester chez moi et cette dernière rechute a été la pire, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase – sur les plans de l'alcool, psychologique et social. Elle a replongé. Pourtant, on pourrait croire que ce n'est pas arrivé, à la voir se comporter ainsi, en pleine forme après sa rechute. Je sais que le déni joue un rôle essentiel, mais … Lire la suite »
Je relis ça et je me dis que j'aurais pu l'écrire aussi :
« J'avais besoin d'entendre ça. J'ai l'impression d'avoir dû contrôler le destin de mon fils pour qu'il ait une relation, qu'il n'aille pas en prison ou qu'il trouve un emploi. Je crois que j'en peux plus. »
Je réfléchis à la façon de ne plus subvenir aux besoins de mon fils. Je cherche comment être forte et claire dans mes intentions.
J'avais besoin d'entendre ça. J'ai l'impression d'avoir dû contrôler la vie de mon fils pour qu'il ait une relation, qu'il n'aille pas en prison ou qu'il trouve un emploi. Je crois que j'en peux plus.
Comment gérer l'attitude désinvolte de mon mari face à la consommation d'alcool de notre fils ? Mon mari a arrêté de boire il y a 30 ans, quand j'ai établi des limites grâce aux réunions Al-Anon. Il n'a jamais suivi de traitement, il a simplement arrêté net. Je suis donc frustrée par l'absence de limites chez notre fils. Si j'aborde le sujet de la bouteille de vin que notre fils a bue avec lui, mon mari me répond qu'il est adulte et que je préfère qu'il boive à la maison plutôt qu'au volant. L'an dernier, notre fils a été arrêté pour conduite avec facultés affaiblies et a un éthylotest antidémarrage dans sa voiture. Je sais que les deux ressentent … Lire la suite »
Comment Al-Anon aide les familles et les amis des alcooliques
Le livre de base le plus complet d'Al-Anon aborde tous les aspects du programme de rétablissement d'Al-Anon.
Existe-t-il un équivalent du « Grand Livre » des Alcooliques anonymes utilisé par les Al-Anons ?
Mon fils a 46 ans et a divorcé deux fois à cause de son alcoolisme. Il est sans emploi, mais il me supplie chaque jour de lui acheter de l'alcool. J'ai fini par céder et lui en acheter. Ses supplications sont insupportables. Quand je refuse de lui acheter à boire, il en est réduit à boire du gel hydroalcoolique.
Cet article a permis d'organiser une excellente rencontre ! Merci 🙂
À l'heure actuelle, de nombreux groupes Al-Anon et Alateen ont choisi ou ont été invités à suspendre leurs réunions dans le cadre des initiatives de santé publique visant à freiner la propagation de la COVID-19 dans nos communautés. Nous vous invitons à découvrir les réunions en ligne, accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Je suis nouvelle à Al-Anon. Le virus m'a déstabilisée. Je me surprends à vouloir à nouveau « sauver » mon fils. Mais je préfère m'arrêter et réfléchir. C'est dommage qu'il n'y ait pas de réunions en ce moment. J'aurais besoin d'un parrain ou d'une marraine. Pour l'instant, je vais continuer à lire les documents et avancer pas à pas.
C'est super, surtout en ce moment avec le confinement. Ça me rappelle que je suis impuissant et que je ne peux contrôler que moi-même.