Avant de venir à Alateen, je pensais que prendre soin de moi était égoïste. Chaque fois que je réveillais mon père pour arriver à l'école à l'heure, je me sentais égoïste. Lui rappeler qu'il fallait souper, c'était de l'égoïsme. Et même demander que mes besoins essentiels soient satisfaits me semblait égoïste. À mesure que ma situation familiale déclinait, mon besoin d'Alateen grandissait. Quand j'ai dû arrêter de parler à mon père, je l'ai perçu comme une forme de bienveillance envers moi-même. Quand j'ai dû ignorer ses messages, je l'ai perçu comme une forme de bienveillance envers moi-même. Quand j'ai repris contact avec lui de mon propre chef, c'était par souci de mon bien-être. Grâce à Alateen, j'ai appris que mes besoins ne sont pas égoïstes s'ils contribuent à préserver ma sécurité et mon équilibre mental.
Par Sienna, Missouri
Al-Anon face à l'alcoolisme en 2020
L'alcoolisme et le fait que l'alcool ne soit qu'un symptôme ont profondément marqué ma vie. Apprendre à fixer des limites a été un véritable électrochoc. Mon besoin de « tu dois aller bien, sinon je ne vais pas bien », de te convaincre que quelque chose cloche, c'est ma réalité : je vais bien, t'es parfait. (Ma façon de me justifier) Sois gentil et ne te fâche pas. Pour n'en nommer que quelques-uns, je suis vraiment là, en ce moment même, dans le présent. Je suis vraiment là, à me réveiller de l'illusion et de l'égarement, et à me remettre de cette auto-persécution ! Ah ! Merci aux AA, à Al-Anon et à l'ACA.
J'en avais vraiment besoin. Merci.
Merci, ça m'a aidé.
Ça m'a vraiment aidé, merci du partage.