Sachant que je n'étais pas seule, que d'autres membres d'Al-Anon vivaient la même situation que moi, aux prises avec la même maladie, m'a permis de surmonter la honte et la culpabilité qui y étaient associées. Cela m'a aussi permis de me confier plus facilement et de comprendre qu'en demandant de l'aide aux autres et en écoutant leur expérience, leur force et leur espoir, je pouvais me libérer d'une partie de ma souffrance et commencer à panser la plaie de mon cœur.
Comprendre mon impuissance face à l'alcool et à ses effets sur ma famille m'a permis de retrouver un semblant de sérénité à la maison. Je ne me sentais plus responsable de tout, ni coupable de ce qui se passait dans nos vies. J'ai découvert qu'en acceptant la situation telle qu'elle était, je pouvais retrouver un peu de sérénité. Je ne laissais plus les pensées obsessionnelles envahir chaque instant de ma vie et chaque nuit blanche. En prenant conscience de mon impuissance, j'ai soudainement retrouvé le sommeil et j'ai eu plus de temps pour d'autres activités. Je ne cherchais plus refuge dans ma voiture, à écouter la même chanson en boucle, à pleurer sans cesse. J'étais enfin capable de vivre avec lucidité, espoir et sérénité.
Par Manette M., Californie
Le Forum , février 2020
Mon fils a maintenant 39 ans et souffre d'alcoolisme et de toxicomanie depuis la fin de son adolescence et pendant la majeure partie de sa vie adulte. À ma connaissance, il a fait trois séjours en désintoxication. J'ai déménagé en Floride il y a bientôt trois ans. Il habite encore dans la région où il a grandi. La dernière fois que j'ai eu de ses nouvelles, c'était il y a deux ans, le jour de la fête des Mères. Son ami et coloc m'a téléphoné cet après-midi pour m'annoncer qu'il avait vendu sa maison et que la transaction serait conclue à la fin du mois. Il a demandé à mon fils de partir. Il … Lire la suite »
Ma fille est en cure de désintoxication (drogues et alcool). C'est sa troisième rechute en neuf mois : elle a d'abord été hospitalisée, puis en unité de soins intermédiaires, et maintenant elle vit dans un centre de réadaptation. J'ai fait faire son évaluation trois jours avant le mariage de mon fils aîné, en juin dernier. Elle a disparu le soir même, après la réception. Elle nous a volés et nous a menti. En cure, on n'a jamais abordé le problème. Ces sept derniers mois, j'ai perdu mes deux parents, ce qui est déjà extrêmement difficile, mais elle a rechuté début novembre, juste avant notre retour au Minnesota, alors que je m'occupais de ma mère en soins palliatifs … Lire la suite »
Pour ses 120 jours de sobriété, mon fils est revenu avec du Jim Beam. Il était à l'université depuis trois ans, avait eu une arrestation pour conduite en état d'ébriété, un accident de voiture, un traumatisme crânien, une dépression sévère et une anxiété paralysante. Il est entré volontairement en cure de désintoxication, mais à 21 ans, l'idée d'une vie remplie de vacances, de barbecues, de camping et de sorties entre amis lui semble presque impossible… Après nos larmes respectives, il est ressorti en me tendant l'alcool… juste pour aujourd'hui. Je suis épuisée par le manque de sommeil et je suis en deuil de ce garçon sûr de lui et plein de vie que j'ai connu. À bien des égards, il est dépendant à cause de son traumatisme crânien, de sa dépression et de son anxiété ; il est incapable de vivre seul. Il a de la difficulté à établir des limites. Je … Lire la suite »
Je suis moi-même un ancien alcoolique, sobre depuis 26 ans. Mon deuxième fils est un toxicomane et alcoolique. Il est revenu dans notre ville natale il y a presque deux ans. C'est un cauchemar. Il n'a jamais vécu avec moi, mais il garde la plupart de ses vêtements ici. Il habitait chez une amie, qui l'a encore une fois mis à la porte. Quand il est là, c'est une vraie furie. Il saccage tout et me vole. Il a un emploi, mais il est présentement au chômage. Il n'a rien : ni voiture, ni maison, rien du tout. Il veut revenir chez moi … Lire la suite »
Bonjour, je suis mariée à un alcoolique depuis 35 ans. J'ai tout essayé, tout ce que j'ai pu trouver. Je n'arrive plus à rien. Je suis impuissante face à l'alcool. Je ne bois plus moi-même. J'ai compris que je ne pouvais pas changer mon mari, mais que je pouvais changer moi-même. Ce cheminement a commencé dans la solitude, mais il évolue. J'aime toujours mon mari, mais je déteste cette maladie.
Je ne peux plus aimer et soutenir mon fiancé malgré sa dépendance. On était mariés depuis 30 ans, et notre mariage s'est terminé parce qu'il refusait de se faire soigner pour ses problèmes de drogue et d'alcool. Mon fiancé était au courant dès le départ. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir reconnu les signes plus tôt. Il me doit maintenant plus de 5 000 dollars, parce que je paie non seulement pour lui, mais aussi pour ses deux filles lorsqu'elles viennent me rendre visite le week-end. Il fait deux fois plus, mais c'est moi qui ai acheté le logement et les courses. Je paie toutes les fournitures. Je paie … Lire la suite »
L'impuissance, c'est un concept auquel je n'avais même pas pensé. Je comprends que je ne peux pas le changer. Je veux devenir une meilleure version de moi-même.