Partager lors des réunions a toujours été très difficile pour moi. J’ai tendance à ne pas beaucoup parler en réunion. Ma tendance naturelle est de m’isoler—autant quand tout va bien que lorsque j’ai de la misère. Au fur et à mesure que j’ai grandi dans le programme Al-Anon, j’ai ressenti un grand soulagement à chaque fois que je partage.
Parler de mes expériences de vie avec l’alcoolisme valide mes sentiments, pensées et préoccupations. À Al-Anon, j’ai la merveilleuse occasion de discuter avec un groupe de personnes attentionnées dont les expériences de vie ressemblent aux miennes. C’est un privilège dont je n’avais jamais eu avant d’entrer dans ce programme. Savoir que quelque chose que je partage peut aider la prochaine personne me remplit de joie et de gratitude pour les progrès que j’ai faits dans l’apprentissage de la vie saine en utilisant les principes du programme.
Depuis que je suis à Al-Anon, toutes mes relations se sont améliorées. À mesure que je me suis senti plus à l’aise d’entendre ma propre voix refléter mes expériences de vie, ma conscience de l’impact que j’ai sur ce qui se passe autour de moi s’est aussi accrue. Puisque je peux mieux représenter fidèlement mes besoins et expériences, je peux mieux défendre mes intérêts dans tous les aspects de ma vie.
J’ai encore beaucoup de chemin à faire, mais quand je partage, je sens les nuages se dissiper et le soleil briller pour illuminer la réalité. Quand je vis dans la réalité, je peux faire de meilleurs choix et mieux prendre soin de moi. Je suis tellement reconnaissant pour ce cadeau qu’Al-Anon m’a offert.
Par Willow M., Oregon
Le Forum, août 2021
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S’entendre dire à voix haute au Groupe que vous acceptez le défi de la base spirituelle d’Al-Anon est un défi. Dire à voix haute à mon groupe que j’utilisais la sécurité financière pour éliminer mon besoin d’une Puissance Supérieure a aidé à concrétiser la pratique où un vrai choix pouvait être fait. C’est comme l’écrire et le partager avec un parrain. « Espoir pour aujourd’hui » (13 août) dit : « Plus je demandais à Dieu de m’aider à atteindre le but qui éliminerait enfin mon besoin d’une Puissance Supérieure, plus je devenais fou. »