Les trois C d'Al-Anon – Je n'en suis pas la cause, je ne peux pas le contrôler et je ne peux pas le guérir – ont permis de déculpabiliser les individus…

Les groupes familiaux Al-Anon, qu'ils soient locaux ou en ligne, offrent un soutien aux personnes touchées par la consommation d'alcool d'un proche. Outre les réunions hebdomadaires et les documents rédigés spécifiquement pour les aider dans leur situation, les membres découvrent de nouvelles façons de gérer les difficultés qu'ils rencontrent. La devise d'Al-Anon, « Je n'en suis pas la cause, je ne peux pas le contrôler et je ne peux pas le guérir », est l'un des outils que de nombreux membres trouvent utiles dès le début du programme.

Dans une entrevue filmée, Anna, membre anonyme d'Al-Anon, explique comment elle a appris à appliquer les trois C d'Al-Anon à sa vie. Regardez son entrevue pour en savoir plus.

Si vous vous inquiétez pour un proche qui boit trop, Al-Anon pourrait peut-être vous aider. Pour en savoir plus, vous pouvez assister à quelques réunions.

CLAUSE DE NON-RESPONSABILITÉ : Cette entrevue a été enregistrée lors du congrès international d'Al-Anon de 2018 à Baltimore, au Maryland, aux États-Unis. Les participants ont été invités à partager leurs expériences personnelles et leurs expériences concernant différents aspects du programme Al-Anon.

L'anonymat des membres est protégé afin qu'ils puissent partager ouvertement et honnêtement leur expérience avec la consommation d'alcool d'un proche et avec le programme Al-Anon.

Les opinions exprimées dans cette vidéo sont strictement celles de la personne qui les a exprimées.

Transcription vidéo

Les trois C d'Al-Anon – Je n'en suis pas la cause, je ne peux pas le contrôler et je ne peux pas le guérir – ont permis de déculpabiliser les membres d'Al-Anon.

ENTREVUE : Anna, on entend beaucoup parler des trois C chez Al-Anon. Pourriez-vous nous parler de votre expérience à ce sujet ?

ANNA : En effet, quand je suis arrivée à Al-Anon, c'est ma fille adolescente qui avait des problèmes qui m'a amenée aux réunions. Elle me reprochait d'être trop stricte, et mon mari aussi, parce qu'il me trouvait trop permissive. Du coup, j'étais complètement perdue. Je savais juste que, d'une manière ou d'une autre, j'étais responsable.

Chez Al-Anon, l'une des premières choses que j'ai apprises, c'est que c'est une maladie, comme l'a déclaré l'Association médicale américaine. Et à ce titre, je n'en suis pas la cause. Je ne peux ni la contrôler ni la guérir.

Et il y a un quatrième C, dont on parle peu, mais qui me semble pourtant essentiel : je n’ai pas à y contribuer. Comment y contribuer ? En faisant pour l’autre ce qu’il peut faire lui-même, en le protégeant des conséquences de ses mauvais choix, en lui trouvant des excuses, en payant des chèques sans provision ou en le sauvant sans cesse, en empêchant les choses de suivre leur cours.

Et chez Al-Anon, j'ai appris que je ne suis pas Dieu et que je n'ai aucun pouvoir sur autrui. Tout ça ne fait qu'engendrer encore plus de chaos et de troubles. Alors aujourd'hui, j'essaie de me concentrer sur mes affaires, d'être aimante et présente, sans contribuer au problème.