Je n'ai pas assisté aux réunions d'Al-Anon pendant les seize années de sobriété de mon mari. Quand il a rechuté et s'est isolé, je me suis repliée sur moi-même. Je n'en ai parlé à personne, espérant qu'il puisse s'en tirer comme avant et qu'on puisse garder ce secret. Trois ans plus tard, j'étais au plus mal et je ne pouvais plus supporter la détresse morale liée à la maladie. J'ai finalement repris les réunions d'Al-Anon.

Lors de ma première rencontre, j'ai ressenti un immense soulagement à l'idée de partager quelques secrets sans craindre d'être jugée. Plus j'assistais aux réunions et plus je partageais, plus je recevais de soutien inconditionnel, d'amour, de connaissances et de paix. J'ai alors commencé à utiliser les outils d'Al-Anon pour la première fois de ma vie.

La participation régulière aux réunions d'Al-Anon, la lecture des publications approuvées par la Conférence, le soutien de ma famille Al-Anon et mon engagement envers les autres m'ont finalement donné le courage de partager mes sentiments et mes difficultés avec quelques proches. Leur soutien inconditionnel, leur amour, leur aide et leurs ressources ont permis à mes enfants et moi de traverser des épreuves difficiles et d'obtenir des résultats positifs qui, j'en suis convaincue, n'auraient pas été possibles si je ne m'étais pas confiée à eux.

Avec le recul, je regrette d'avoir attendu trois ans avant de retourner à Al-Anon. Al-Anon m'a offert un refuge où je pouvais être moi-même, affronter la maladie insidieuse de l'alcoolisme et les aléas de la vie, et m'exprimer librement et honnêtement. Je suis profondément reconnaissante envers Al-Anon.

Par Lori K., Caroline du Sud

Le Forum , septembre 2020

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